mercredi 2 janvier 2008

1 an ...

Aujourd'hui mon blog a un an.

Un an que je raconte des petits riens de mon existence.
Je l'ai créé initialement pour mettre en ligne des photos de mon trek dans le désert marocain, dont je suis rentrée il y a justement un an ; c'était, je trouvais, le moyen le plus simple de les partager avec mes connaissances du bout de la France. Et puis, finalement, d'autres sites existent et sont prévus pour mettre les photos en ligne, alors je les ai enlevées de mon "Monde", mais j'ai continué d'y mettre des instants de vie.

Vous l'aurez remarqué, ce blog n'a pas de ligne éditoriale. Par petites touches, à la façon des Impressionistes, je raconte un peu de moi. En relisant les notes passées, on s'aperçoit que :
- la girafe est un animal pour lequel le voyage est une drogue, et que ses goûts vont en particulier vers les grands espaces, les déserts quand il faut s'aérer la tête, mais que la découverte de nouveaux endroits, d'autres façons de vivre, d'autres langages, d'autres architectures est un moteur pour supporter le quotidien boulot/dodo
- la girafe lit beaucoup, et ne cesse de se répeter qu'il faudrait qu'elle se tienne à ce qu'elle voulait faire, c'est à dire faire une fiche de lecture par mois. Encore raté, y'a pas le mois de décembre !
- la girafe s'énerve face au traitement de l'information en général et de l'actualité en particulier qui est fait dans les médias traditionnels
- la girafe et son Caliméro ont 2 chats, qui, comme tous les chats, passent leur temps à dormir, manger, faire des bêtises et des câlins, mais sont néanmoins uniques.

Voilà le décor du tableau, le fond dans lequel la girafe se meut.

Petit à petit, sans que ce soit délibéré, les notes se font plus personnelles. Je crois que c'est un tournant naturel : je ne pourrais pas être assidue dans l'écriture en ne racontant que des anecdotes. J'aime écrire, j'aime préparer dans ma tête le message que je vais écrire (si seulement je pouvais m'en souvenir au moment où je me mets devant le clavier, puisque c'est toujours mieux dans ma tête que sur l'ordi). C'est un exercice qui n'est pas toujours aisé, de mettre ses sentiments dans un message. Par exemple, cette année j'aurais pu parler :
- des errements de ma motivation pour arrêter de fumer : oui, je sais, c'est mal, je mets ma santé en jeu, mais après tout, vivre tue, alors arrêtons l'ostracisme, et laissez moi mon libre arbitre.
- de mes errements par rapport à mon boulot : je change ? je change pas ? si je change pas, je me donne combien de temps avant de me reposer la question ? si je change, je change vraiment ? j'arrête l'informatique, qui n'est quand même pas un métier bien utile (en tout cas dans ce que j'en fais) ? mais je fais quoi à la place ??
- des errements de certaines amitiés, qui font mal parce qu'on ne comprend pas tout.

Et puis je suis pudique, il y a des choses dont je ne parlerai pas ici. On peut certainement tout évoquer, à chacun de choisir la délimitation qu'il veut mettre entre public et privé. La vraie conversation entre vrais individus est irremplaçable, et je préfère choisir les instants et les personnes qui recueilleront des confidences plus intimes.

Parce qu'un blog, c'est ça aussi : parler dans une sorte de vide, et ne pas savoir qui vous lit. Je ne fais assurément pas ça pour être une star du net, mais il ne faut pas se voiler la face, c'est agréable de savoir que quelques personnes lisent cette prose. Si je voulais écrire juste pour le plaisir d'écrire, je le ferai sur un cahier, pas sur un blog. Merci donc à Caliméro, Soupolait, et l'Eléphant pour vos commentaires réguliers, merci à ceux qui n'ont jamais posté de commentaires (pas besoin pourtant d'être inscrit sur blogger ;-) ), mais me les ont dit par oral, et bonne lecture à ceux qui passent.

Allez, je m'en retourne à la vraie vie, celle de l'autre côté de l'écran. Pour finir, je vous fais partager ma plus grande découverte de 2007, et dont je ne vous ai pourtant pas parlé ici :

Le Jardin des Délices, de Hiéronimus Bosch

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Entre animaux, on se comprend ;o)

Anonyme a dit…

« On peut certainement tout évoquer, à chacun de choisir la délimitation qu'il veut mettre entre public et privé. La vraie conversation entre vrais individus est irremplaçable, et je préfère choisir les instants et les personnes qui recueilleront des confidences plus intimes. «
Waouh ! Ca résonne tellement ces mots dans ma tête à un moment où ma mère et ma sœur, qui lisent mon blog, m’accusent d’être une guimauve. J’ai choisi de ne pas parler de mes problèmes qui existent, pourtant, sur mon blog. Ou si je le fais, c’est sous forme de poèmes ou de billets non nominatifs, dont on ne sait pas s’ils sont la réalité ou une fiction. Parce que comme toi, je ne confie mes doutes et peines qu’à mes – rares - amis.
(des chats et des voyages, on a des goûts communs … pour la lecture, pfff …. Je passe trop de temps sur internet :(