Enfin, ça y est, j'ai vu "Naissance des pieuvres", le film de Céline Sciamma.
J'attendais avec impatience la sortie du DVD, pour pouvoir enfin le voir, l'ayant raté dans les salles l'été dernier. Depuis, Céline et le film ont fait grand bruit. Sélectionné à Cannes, récompensé par le prix Louis Delluc du 1er film, nomminé aux César, plébiscité par Jeanne Moreau, vanté par Isabelle Adjani. C'est étrange de regarder un film dont vous connaissez la réalisatrice. Et dont le sujet vous touche particulièrement.
L'histoire est celle de 3 adolescentes, qui, le temps d'un été, nagent et se découvrent, au sens propre comme au sens figuré. L'éveil de la sexualité, le "tu L'as fait, toi, ou pas ?", l'image de salope assumée de celle qui a peur de coucher une première fois car son masque tombera, le corps trop petit, ou trop gros, ou trop développé, dans lequel on n'est pas à l'aise, et puis, Marie. Marie, qui elle aussi aime quelqu'un, mais ne peut dire qui, Marie troublée par les corps en maillot des filles de la natation, Marie qui attend, espère, pleure, croit.
J'ai trouvé le film bien réalisé (tourner à hauteur des actrices, et non à hauteur d'adulte est une brillante idée), les actrices touchantes, la maîtrise de ce premier film m'a impressionnée.
Et puis, il m'a ému, car il a réveillé des souvenirs. Adolescente complexée, trop grande, un peu trop grosse, pas de seins, difficile de s'imaginer attirante, difficile d'imaginer qu'un jour on peut plaire. La tête pleine de "normalité", difficile d'admettre qu'on peut être différente, que ce que l'on ressent est particulier, un émoi, amoureux peut être ?, mais en tout cas pas ce que l'on qualifie juste d'amitié. Aujourd'hui, je sais qui je suis, et je suis heureuse de le savoir, de savoir l'assumer, car j'ai trouvé enfin une stabilité et un bonheur que je ne croyais pas possible pour moi. Hier aussi, j'étais ainsi. Mais je ne sais pas dire si je le savais et je me le cachais, ou si je ne le savais pas. Peu importe finalement. Le principal est d'être arrivée à sortir d'une voie qui n'était pas pour moi. Je suis allée explorer d'autres chemins, n'écoutant pas les conseils de ceux pour qui sortir des sentiers battus est risqué, et j'ai trouvé l'endroit qui me convient. Me suis même pas perdue en route, bien au contraire !

J'attendais avec impatience la sortie du DVD, pour pouvoir enfin le voir, l'ayant raté dans les salles l'été dernier. Depuis, Céline et le film ont fait grand bruit. Sélectionné à Cannes, récompensé par le prix Louis Delluc du 1er film, nomminé aux César, plébiscité par Jeanne Moreau, vanté par Isabelle Adjani. C'est étrange de regarder un film dont vous connaissez la réalisatrice. Et dont le sujet vous touche particulièrement.
L'histoire est celle de 3 adolescentes, qui, le temps d'un été, nagent et se découvrent, au sens propre comme au sens figuré. L'éveil de la sexualité, le "tu L'as fait, toi, ou pas ?", l'image de salope assumée de celle qui a peur de coucher une première fois car son masque tombera, le corps trop petit, ou trop gros, ou trop développé, dans lequel on n'est pas à l'aise, et puis, Marie. Marie, qui elle aussi aime quelqu'un, mais ne peut dire qui, Marie troublée par les corps en maillot des filles de la natation, Marie qui attend, espère, pleure, croit.
J'ai trouvé le film bien réalisé (tourner à hauteur des actrices, et non à hauteur d'adulte est une brillante idée), les actrices touchantes, la maîtrise de ce premier film m'a impressionnée.
Et puis, il m'a ému, car il a réveillé des souvenirs. Adolescente complexée, trop grande, un peu trop grosse, pas de seins, difficile de s'imaginer attirante, difficile d'imaginer qu'un jour on peut plaire. La tête pleine de "normalité", difficile d'admettre qu'on peut être différente, que ce que l'on ressent est particulier, un émoi, amoureux peut être ?, mais en tout cas pas ce que l'on qualifie juste d'amitié. Aujourd'hui, je sais qui je suis, et je suis heureuse de le savoir, de savoir l'assumer, car j'ai trouvé enfin une stabilité et un bonheur que je ne croyais pas possible pour moi. Hier aussi, j'étais ainsi. Mais je ne sais pas dire si je le savais et je me le cachais, ou si je ne le savais pas. Peu importe finalement. Le principal est d'être arrivée à sortir d'une voie qui n'était pas pour moi. Je suis allée explorer d'autres chemins, n'écoutant pas les conseils de ceux pour qui sortir des sentiers battus est risqué, et j'ai trouvé l'endroit qui me convient. Me suis même pas perdue en route, bien au contraire !
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