Là, je sens que ça ne va pas être facile ...
Sortir d'un film et être tourneboulée.
Sortir d'un film et vouloir y retourner.
Sortir d'un film et vouloir y aller.
Chris/Alex abandonne tout, et part "into the wild". Tout, c'est Harvard, des attaches familiales bien minces, quelques biens matériels. Into the wild, c'est la route, les rencontres, et cet objectif final, l'Alaska.
Les relations humaines sont elles indispensables au bonheur, ou n'est ce qu'une vue de l'esprit, de la morale et des habitudes ? La Nature qui nous entoure n'est elle pas le seul élément nécessaire à notre bonheur, simplement nous ne savons pas la regarder ? 100 jours de réflexion, et on en vient à dire que le bonheur (toujours lui), n'existe que s'il est partagé.
"Rather than love, than money, than faith, than fame, than fairness... give me truth." H. Thoreau.
Je pourrais rebondir sur les critiques formulées à l'encontre de l'histoire, trop romancée, avec des contre-vérités, sur les poses Léo-Di-Caprio-The-King-Of-The-World-esques (ça, c'est de la comparaison qui tue !). Mais non, la vague me porte, les images sont imprimées dans mes yeux, dans ma tête. Je me laisse porter, dériver, je ne lutte pas contre le courant. Ce film m'a submergé.

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